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Vous partez faire les courses avec de bonnes intentions. Vous revenez avec du blanc de poulet, du brocoli, des yaourts à 0 %, des galettes de riz, trois sachets de salade, une pauvre aubergine et une collection de produits « riches en protéines ». Votre caddie est déprimant. Triste. Sans rien qui donne vraiment envie de manger. Même vous avez envie d’en pleurer en chargeant les courses dans le coffre.
Tout est prévu pour vous faire manger moins. C’est normal Maël : je veux maigrir !
Ouais. Sauf que rien n’est prévu pour vous donner suffisamment d’énergie, vous satisfaire, vous nourrir tout simplement. Alors mercredi soir vous ouvrez les placards, vous voyez vos galettes en polystyrène alimentaire et après deux bouchées vous commandez une pizza. Puis vous culpabilisez. Puis vous décidez que, lundi prochain, vous ferez une liste encore plus stricte. Parce que… C’est bien connu : quand un régime ne marche pas, il suffit de faire le même en restreignant encore plus.
Le problème commence au supermarché : vous remplissez votre caddie comme une personne au régime, puis vous espérez réussir à ne pas vous comporter comme une personne privée de nourriture.
Cette liste de courses pour perdre du poids ne sera pas une nouvelle collection d’aliments autorisés que je vous partage. Elle va vous aider à construire une alimentation nourrissante, digeste, pratique et suffisamment agréable pour être répétée dans la vraie vie. Celle où vous travaillez. Celle où les enfants ont faim maintenant. Celle où vous n’avez pas envie de cuisiner une création « healthy » composée de dix-sept ingrédients introuvables pour un total de 98 kcal vous laissant affamée 20 min après être sortie de table.
La logique de cet article est inspirée des travaux de Ray Peat et des milliers de mises en application de la méthode du Rééquilibrage Alimentaire. Le principe est simple : votre liste ne doit pas seulement contenir moins de calories. Elle doit permettre à votre organisme de produire correctement de l’énergie.
La réponse courte : votre caddie doit contenir des fruits et des glucides digestes pour fournir du carburant, suffisamment de protéines, des produits laitiers et des fruits de mer pour les minéraux, des viandes musculaires mais aussi gélatineuses, des graisses stables, des légumes adaptés à votre digestion et quelques plaisirs choisis volontairement. Il doit surtout contenir beaucoup moins d’huiles de graines cachées et de faux produits minceur.
La liste de courses pour perdre du poids — à enregistrer ou imprimer
Vous êtes venue chercher une liste. La voici tout de suite. Pas après quinze minutes de théorie, une inscription obligatoire et un faux bouton de téléchargement.
Fruits et sources de glucides simples
- oranges et jus d’orange 100 % pur jus ;
- mangues, raisins, melons et pastèques ;
- pêches, abricots, fruits rouges et bananes bien mûres ;
- fruits de saison que vous aimez réellement ;
- fruits surgelés sans ingrédients ajoutés ;
- compotes ;
- miel, confiture, sucre blanc (oui j’ai osé) et sirop d’érable.
Produits laitiers
- lait (avec ou sans lactose) ;
- fromage blanc, skyr ou yaourt ;
- fromages à pâte dure ;
- mozzarella et autres fromages simples ;
- crème fraîche ;
- kéfir.
Œufs, viandes et protéines
- œufs entiers ;
- bœuf, veau et agneau ;
- viande hachée ;
- jarret, queue de bœuf, joue et morceaux pour pot-au-feu ;
- gélatine ou collagène ;
- bouillon riche en gélatine.
Poissons et fruits de mer
- cabillaud, colin, sole, merlu et daurade ;
- crevettes et crabes ;
- moules, palourdes et huîtres.
Féculents et glucides digestes
- pommes de terre ;
- riz blanc ;
- patates douces ;
- courges, potimarron et butternut ;
- panais, navets et betteraves ;
- pain au levain.
Légumes choisis selon votre digestion
- carottes ;
- champignons ;
- courgettes, haricots verts et poireaux ;
- potiron, tomates et légumes pour soupes ou purées ;
- légumes surgelés nature pour les soirs où vous n’avez pas le temps.
Graisses de cuisson et assaisonnements
- beurre et ghee ;
- huile de coco ;
- graisse de bœuf ;
- huile d’olive pour un usage modéré à froid ;
- sel, vinaigre de cidre, herbes et épices.
Aliments plaisir choisis volontairement
- chocolat ;
- biscuits, gâteau ou glace que vous aimez vraiment ;
- Coca-Cola ou autre boisson plaisir ;
- bonbons à la gélatine ;
- un ou deux aliments familiaux que vous voulez conserver.
Oui, ils sont dans la liste. Le but n’est pas de remplacer le régime triste par un régime bioénergétique obsessionnel. Prévoir un plaisir n’a rien à voir avec utiliser chaque envie comme excuse pour manger le paquet entier. On garde le plaisir. On remet de la structure. Et on arrête le cinéma du tout ou rien.

Pourquoi cette liste ne ressemble pas au caddie minceur habituel
Le caddie minceur classique repose sur une idée primaire : acheter les aliments les moins caloriques possible. Du 0 %, de l’allégé, du sans sucre, du sans gras, des légumes volumineux et une protéine triste au milieu. L’objectif implicite est de réussir à tromper votre corps en remplissant votre estomac sans vraiment le nourrir.
Ça peut produire une perte de poids rapide au départ. Vous retirez une grande quantité d’énergie, la balance descend, vous êtes motivée. Puis vous avez froid. Vous pensez davantage à manger. Votre sommeil se dérègle. Vous commencez à grignoter. Votre activité spontanée baisse. Et vous accusez encore votre volonté.
Une liste de courses intelligente doit permettre quatre choses :
- fournir du carburant au foie et à la thyroïde ;
- apporter suffisamment de protéines pour préserver et reconstruire les tissus ;
- couvrir les besoins en minéraux et micronutriments sans dépendre d’une pharmacie de compléments ;
- rester assez digeste pour que manger ne devienne pas une agression quotidienne.
Vous ne cherchez donc pas les aliments « les moins caloriques ». Vous cherchez ceux qui créent le meilleur rapport entre énergie utilisable, protéines, minéraux, satiété, digestion et plaisir.
Les produits minceur ne sont pas une catégorie alimentaire
Une barre protéinée n’est pas devenue un aliment essentiel parce qu’un influenceur a écrit « 20 g de protéines » sur l’emballage. Un biscuit à 97 calories reste un biscuit. Un dessert à 0 % qui vous laisse fouiller les placards vingt minutes plus tard n’a rien résolu. Une boisson détox ne répare pas trois jours de repas incohérents.
Galettes soufflées, poudres, préparations hyperprotéinées, biscuits sans sucre, desserts ultra-allégés, substituts de repas : vous pouvez en aimer certains. Très bien. Mais arrêtez de les acheter comme si leur emballage allait faire le travail à votre place.

Les fruits et les glucides : le carburant que les régimes vous ont appris à craindre
La peur du sucre a produit des caddies absurdes. Des femmes enlèvent une banane parce qu’elle serait « trop sucrée », puis ajoutent de l’avocat, des amandes, de l’huile d’olive et du beurre de cacahuète partout parce que ce seraient de « bonnes graisses ». À la fin, elles mangent un repas très dense, peu satisfaisant sur le plan glucidique, puis veulent du chocolat deux heures plus tard.
Dans la lecture bioénergétique, le glucose n’est pas un déchet qu’il faudrait éviter. C’est un carburant majeur. Le foie l’utilise pour constituer son glycogène. Un foie correctement approvisionné participe à maintenir une glycémie stable entre les repas et pendant la nuit. Il intervient aussi comme acteur majeur dans la conversion de la T4 en T3, la forme active de l’hormone thyroïdienne.
Quand vous réduisez constamment les glucides, votre organisme ne dit pas : « Formidable, elle est sérieuse. » Il cherche une autre manière de maintenir le glucose sanguin. L’adrénaline et le cortisol prennent davantage de place. Vous pouvez vous sentir stimulée un temps. Puis cette stimulation finit par ressembler à ce qu’elle est : du stress.
Quels fruits mettre dans votre liste de courses ?
Commencez par les fruits que vous digérez et que vous avez envie de manger. Un fruit parfait sur le papier mais qui pourrit dans le bac à légumes ne possède aucune qualité nutritionnelle dans votre vraie vie.
Les fruits mûrs sont généralement les plus intéressants : mangue, pêche, abricot, melon, pastèque, raisin, fruits rouges, agrumes doux, banane bien mûre. Les fruits surgelés simplifient les petits-déjeuners et les desserts. Les compotes rendent les fruits plus faciles à utiliser et parfois plus digestes. Les jus permettent d’obtenir rapidement des glucides et des minéraux sans une énorme charge de fibres.
Non, vous n’avez pas besoin de boire trois litres de jus d’orange demain matin parce que Ray Peat en parlait. Vous avez besoin de comprendre la logique, puis de l’intégrer à votre situation. Un verre peut accompagner un petit-déjeuner. Un fruit peut terminer le déjeuner. Une compote peut éviter le distributeur automatique à 16 h.
Le sucre, le miel et la confiture ne sont pas des armes de destruction massive
Une cuillère de miel dans un fromage blanc, un peu de confiture dans un yaourt ou du sucre dans un café au lait ne détruisent pas votre perte de poids. Ce qui la détruit beaucoup plus sûrement, c’est la succession : restriction, obsession, craquage, culpabilité, nouvelle restriction.
On ne transforme pas non plus cette permission en concours. Vous n’avez pas besoin de couvrir chaque aliment de sucre. Vous avez simplement le droit d’utiliser un glucide simple quand il rend un repas plus nourrissant, plus agréable et plus facile à tenir.
Associer les glucides au lieu de les manger dans le vide
Un jus bu seul à toute vitesse n’a pas le même effet pratique qu’un jus accompagné d’œufs et de fromage. Une compote mangée au milieu d’une après-midi chaotique ne tient pas comme une compote avec du fromage blanc. Construisez des associations simples :
- fruit et fromage ;
- lait entier et miel ;
- jus d’orange, œufs et fromage ;
- compote et fromage blanc ;
- riz, cabillaud et légumes cuits ;
- pommes de terre, viande mijotée et carottes.
Le glucide fournit le carburant. La protéine donne de la structure au repas. La matière grasse naturelle ralentit l’ensemble et apporte du goût. Il n’y a rien de mystique là-dedans.
Les féculents digestes
La pomme de terre, le riz blanc, les racines et les courges ont toute leur place. Le mot « blanc » n’est pas un diagnostic. Le riz complet n’obtient pas une médaille parce qu’il est plus brun. Si son excès de fibres vous ballonne, il n’est pas supérieur au riz blanc que vous digérez parfaitement.
Privilégiez les féculents très bien cuits. Une pomme de terre fondante, un riz correctement cuit, une purée de courge ou un pain au levain bien toléré peuvent apporter des glucides sans transformer votre intestin en fabrique à gaz. Votre digestion compte davantage que la réputation Instagram de l’aliment.

Les protéines : arrêtez de remplir le congélateur de blanc de poulet
Le blanc de poulet n’a rien fait de mal. Vous pouvez en manger. Mais si toutes vos courses commencent par six barquettes d’escalopes et se terminent par une boîte de thon au naturel, votre imagination alimentaire a besoin d’air.
Les protéines servent à vos muscles, vos enzymes, vos hormones et vos tissus. Elles aident aussi à structurer les repas. L’intérêt n’est pas de battre un record de grammes. Il est de disposer de plusieurs sources, avec des profils nutritionnels différents.
Les produits laitiers : la simplicité sous-estimée
Lait, fromage, fromage blanc, yaourt ou skyr apportent des protéines et du calcium dans un format pratique. Ils permettent de construire un petit-déjeuner ou une collation en deux minutes. Ils accompagnent facilement un fruit, du miel ou une compote.
Choisissez la forme que vous digérez. Certaines femmes tolèrent parfaitement le fromage mais moins le lait. D’autres préfèrent un lait sans lactose. Vous n’avez pas besoin de rejoindre une religion laitière. Vous devez observer ce qui fonctionne.
Les œufs : le repas de secours qui devrait toujours être prévu
Des œufs, du beurre, du fromage, un fruit et des pommes de terre permettent de composer un repas complet sans recette sophistiquée. Garder des œufs au réfrigérateur évite beaucoup plus de commandes improvisées qu’une application de motivation.
Viandes musculaires et viandes gélatineuses
Steak, escalope, filet, blanc de poulet : ce sont des viandes musculaires. Elles sont riches en méthionine, tryptophane et cystéine, des acides aminés utiles mais très présents dans notre alimentation moderne.
Les morceaux gélatineux apportent davantage de glycine : jarret, queue de bœuf, joue, morceaux à pot-au-feu, peau, cartilage, bouillons concentrés. La gélatine peut aussi être ajoutée directement à certaines préparations. Elle ne remplace pas toute protéine musculaire. Elle vient rééquilibrer un régime qui, depuis des décennies, ne valorise plus que le filet sans gras.
En pratique : achetez un steak si vous aimez le steak. Mais achetez aussi de quoi faire un pot-au-feu, un ragoût de queue de bœuf ou un bouillon. Votre cuisine sera meilleure et votre apport protéique moins monotone.
Poissons maigres et fruits de mer
Cabillaud, colin, sole, merlu et daurade apportent des protéines avec relativement peu de graisses. Crevettes, crabes, moules, palourdes et huîtres ajoutent une densité minérale intéressante.
On privilégie ces choix par rapport à une consommation massive de poissons gras. Le saumon n’est pas du poison. Mais il n’existe aucune raison de le transformer en obligation trois fois par semaine sous prétexte qu’il contient des oméga-3. La logique bioénergétique cherche précisément à réduire l’accumulation de graisses polyinsaturées.
Le foie et les huîtres : peu souvent, mais volontairement
Le foie de bœuf apporte notamment du rétinol, du cuivre et des vitamines du groupe B. Les huîtres apportent beaucoup de zinc ainsi que du cuivre et d’autres minéraux. Ce sont des aliments concentrés : ils n’ont pas besoin d’être consommés tous les jours. Voyez-les comme des aliments vitamines.
Prévoyez-les. Si vous attendez d’y penser devant le réfrigérateur, vous n’en mangerez jamais. Une portion de 100 g de foie et une douzaine d’huîtres par semaine constituent une base fiable. Pas besoin d’en faire plus.

Les graisses : ce qu’il faut vraiment regarder sur l’étiquette
Les régimes vous ont appris à paniquer devant dix grammes de beurre tout en versant de l’huile végétale « bonne pour le cœur » sans regarder la quantité. La bioénergétique inverse le regard : la stabilité de la graisse compte.
Les acides gras polyinsaturés possèdent plusieurs doubles liaisons qui les rendent plus fragiles à l’oxydation. Dans le modèle de Peat, leur accumulation interfère avec la production d’énergie, la thyroïde et l’utilisation du glucose. C’est la raison pour laquelle les huiles de graines occupent une place centrale dans ce que nous voulons réduire.
Les huiles à repérer
- huile de tournesol ;
- huile de colza ;
- huile de soja ;
- huile de maïs ;
- huile de pépins de raisin ;
- huile d’arachide ;
- mélanges anonymes d’« huiles végétales ».
Elles se cachent dans les sauces, mayonnaises, plats préparés, fritures, biscuits, viennoiseries, margarines, pâtes à tartiner, produits végétaux et une grande partie de la restauration.
Vous ne devez pas faire une crise d’angoisse à la moindre trace. On réduit une exposition chronique, on ne crée pas une nouvelle phobie alimentaire. Si vous mangez au restaurant et que la cuisine utilise de l’huile, votre semaine n’est pas ruinée. En revanche, garder cinq bouteilles d’huiles de graines à la maison et cuisiner avec tous les jours n’a aucun sens dans cette logique.
Les remplacements simples
| Au lieu de | Achetez plutôt |
|---|---|
| Huile de tournesol pour cuire | Beurre, ghee ou huile de coco |
| Saumon fréquent | Cabillaud, sole ou fruits de mer |
| Blanc de poulet tous les jours | Œufs, bœuf ou morceau mijoté |
| Barre protéinée | Lait, fromage blanc, fruit et fromage |
| Poignée permanente de noix | Fruit mûr, compote ou laitage |
| Sauce industrielle | Crème, beurre, tomate simple ou sauce maison |

L’intestin décide aussi de votre liste de courses
Vous pouvez acheter le produit le plus nutritif du monde : s’il vous donne mal au ventre, vous ballonne et accélère ou bloque votre transit, vous n’en tirez pas le bénéfice attendu.
Le culte des légumes crus et des céréales complètes ignore une chose assez gênante : tout le monde ne les digère pas bien. Certaines femmes passent leur journée gonflées mais continuent à manger davantage de crudités parce qu’on leur a dit que c’était sain. C’est absurde.
Les légumes ne sont pas une punition obligatoire
Les légumes apportent des minéraux, du goût, de l’eau et de la variété. Ils ne doivent pas occuper les trois quarts de l’assiette pour donner l’illusion que vous mangez beaucoup. Choisissez-les selon votre digestion.
- Si votre intestin est sensible, choisissez-les épluchés et bien cuits.
- Utilisez les soupes, purées et légumes fondants.
- Gardez des légumes surgelés nature pour simplifier la semaine.
- Réduisez les énormes salades et les crudités fibreuses si elles vous transforment en ballon.
La carotte crue
La salade de carotte est un classique de l’approche Peat. Une carotte râpée en lanières, un peu d’huile de coco, du vinaigre de cidre et du sel. Sa fibre exerce une action mécanique dans l’intestin. L’idée n’est pas de la compter comme « une portion de légumes », mais de l’utiliser comme un aliment fonctionnel.
Évitez de la réduire en purée. La texture fait partie de l’intérêt. Si vous n’aimez pas la recette, croquez simplement une carotte et passez à autre chose. Pas besoin de transformer une carotte en cérémonie religieuse.
Les champignons bien cuits
Les champignons peuvent jouer un rôle proche dans cette logique, à condition d’être très bien cuits. Faites-les bouillir ou cuire suffisamment longtemps avant de les incorporer à une omelette, du riz ou un plat mijoté.

Ce qu’il faut avoir chaque semaine, parfois et occasionnellement
La base hebdomadaire
Fruits, produits laitiers si vous les digérez, œufs, pommes de terre ou riz, viande ou poisson maigre, légumes digestes, beurre, sel et ingrédients permettant de créer une collation simple. Ces aliments évitent que chaque repas demande une stratégie militaire.
Les aliments à faire tourner
Foie, huîtres, différents fruits de mer, queue de bœuf, jarret, bouillon gélatineux, différentes racines, courges et fruits de saison. Vous n’avez pas besoin de tout acheter chaque semaine. Organisez une rotation.
Les plaisirs prévus
Choisissez un dessert, une boisson ou un produit familial réellement apprécié. Un paquet normal. Pas cinq paquets « parce que cette fois-ci je ne veux plus me restreindre ». Ne pas faire un régime ne signifie pas se déresponsabiliser constamment.
Le problème n’est pas le verre de Coca, le Big Mac ou le gâteau au chocolat. Le problème, c’est votre éternel retour de bateau : abus, régime, craquage, culpabilité, régime, frustration, rechute. La liste doit aider à casser la boucle, pas à préparer le prochain épisode.
Exemple de liste de courses pour une semaine
Les quantités dépendent de votre faim, de votre taille, de votre activité et du nombre de personnes à la maison. Cette base est donc volontairement adaptable. Elle vous montre quoi prévoir, pas combien de grammes vous avez le droit de manger.
Produits frais
- trois ou quatre variétés de fruits mûrs ;
- jus d’orange ou oranges à presser ;
- lait, fromage blanc et deux fromages différents ;
- douze œufs ;
- deux sources de viande, dont un morceau à mijoter ;
- un poisson maigre et un fruit de mer ;
- pommes de terre et une courge ou une autre racine ;
- carottes, champignons et deux légumes faciles à cuire ;
- beurre et crème.
Placards
- riz blanc ;
- compotes ;
- miel, confiture et sucre ;
- gélatine ;
- huile de coco ;
- sel, vinaigre de cidre, herbes et épices ;
- tomates en bocal ou sauce tomate à la composition simple.
Surgelés utiles
- fruits rouges ou mangue ;
- légumes nature ;
- cabillaud ou colin ;
- crevettes ;
- portions de soupe, riz ou plats mijotés préparés à l’avance.
Les cinq produits de secours
Œufs, fromage, fruits, pommes de terre ou riz déjà cuit et portions congelées. Avec cette base, « je n’avais rien à manger » devient beaucoup moins crédible.

Faire une liste de courses bioénergétique avec un petit budget
Manger correctement ne demande pas d’acheter du miel récolté un soir de pleine lune à 42 euros le pot. La bioénergétique n’est pas un concours de produits artisanaux photographiables.
Quand le budget est limité, commencez par les aliments qui donnent beaucoup de possibilités :
- pommes de terre et riz blanc ;
- œufs ;
- lait et fromage blanc ;
- fruits de saison et compotes ;
- jus d’orange de marque distributeur à la composition simple ;
- foie de bœuf ;
- queue, jarret et morceaux à mijoter ;
- légumes surgelés nature ;
- cabillaud ou colin surgelé ;
- gélatine et beurre.
Les morceaux gélatineux et le foie coûtent souvent moins cher que les filets. Les fruits de saison coûtent moins cher que des barquettes de baies exotiques. Les légumes surgelés évitent le gaspillage. Les œufs sauvent les soirs où vous n’avez pas prévu.
Cuisinez en plus grande quantité ce qui demande du temps : ragoût, pot-au-feu, riz, pommes de terre, soupe. Congelez des portions. Le but n’est pas de passer votre dimanche à fabriquer trente-deux boîtes identiques. Le but est d’offrir à votre futur vous autre chose qu’une commande urgente.
Comment transformer cette liste en vrais repas
Une liste de courses n’est utile que si vous savez assembler les aliments. Voici quatre formules. Pas un menu militaire. Pas des quantités obligatoires. Des structures.
Petit-déjeuner
Une protéine + un fruit ou un autre glucide + éventuellement un produit laitier.
Œufs au beurre, fruit et fromage. Fromage blanc, compote et miel. Café au lait, jus d’orange et œufs. Vous n’avez pas besoin de manger du porridge si vous détestez ça.
Déjeuner
Une protéine + un glucide digeste + un légume toléré + une graisse stable.
Cabillaud, riz blanc, courgettes et beurre. Bœuf, pommes de terre et carottes. Crevettes, riz et champignons. Puis un fruit si vous avez encore faim.
Collation
Un glucide + une protéine simple.
Fruit et fromage. Lait et miel. Fromage blanc et compote. Ce n’est pas obligatoire. C’est prévu pour les moments où vous avez réellement faim, pas pour occuper chaque silence de la journée.
Dîner
Un repas simple, chaud et digeste.
Pot-au-feu. Ragoût de queue de bœuf avec pommes de terre. Poisson blanc, purée de courge et légumes cuits. Omelette, fromage, pommes de terre et fruit. Mangez comme un humain, pas comme une fiche Excel.
Pour obtenir des journées complètes et davantage d’exemples, consultez le menu rééquilibrage alimentaire à personnaliser.

Les erreurs qui transforment votre liste en nouveau régime
- Acheter uniquement des produits allégés. Vous optimisez le chiffre sur l’étiquette, pas la qualité réelle de votre semaine.
- Avoir peur des fruits et des féculents. Vous retirez le carburant puis vous vous étonnez de penser au sucre.
- Acheter des aliments « sains » que vous détestez. Le brocoli ne vous aidera pas depuis la poubelle.
- Prévoir des recettes impossibles. Un mardi soir avec deux enfants n’est pas le moment de commencer une fermentation maison en douze étapes.
- Oublier les collations et les repas de secours. La faim n’attend pas que votre organisation redevienne parfaite.
- Supprimer tous les plaisirs. Vous préparez leur retour sous forme de craquage.
- Remplir le caddie de graines, noix et huiles végétales. « Healthy » ne signifie pas métaboliquement neutre.
- Confondre naturel et digeste. Un aliment brut peut parfaitement vous ballonner.
- Acheter du blanc de poulet pour toute la semaine. Variez les protéines et réintroduisez les morceaux gélatineux.
- Ignorer la famille. Une liste que personne ne veut manger finira par être remplacée par autre chose.
Si vous voulez approfondir la logique sans peser chaque aliment, lisez également comment perdre du poids sans compter les calories. Et si votre poids ne bouge plus malgré toujours plus de restrictions, commencez par comprendre pourquoi votre perte de poids stagne.
Questions fréquentes sur les courses pour perdre du poids
Quels aliments acheter pour perdre du poids ?
Achetez d’abord des aliments qui permettent de composer de vrais repas : fruits, œufs, produits laitiers si vous les digérez, viandes variées, poissons maigres, fruits de mer, pommes de terre, riz, légumes digestes et graisses stables. Ajoutez quelques plaisirs prévus. La meilleure liste n’est pas la plus « propre » mais celle qui vous permet de manger avec une structure cohérente toute la semaine.
Quelle liste de courses prévoir pour une semaine ?
Prévoyez trois ou quatre fruits différents, deux ou trois sources de produits laitiers, des œufs, deux viandes dont un morceau à mijoter, un poisson maigre, un fruit de mer, deux glucides digestes, trois ou quatre légumes simples et les ingrédients nécessaires aux collations. Adaptez ensuite les quantités au foyer.
Que faut-il toujours avoir dans son réfrigérateur ?
Des œufs, du fromage ou du fromage blanc, des fruits, un glucide déjà cuit et une portion de repas prête à réchauffer. Ce petit noyau évite une grande partie des décisions prises dans l’urgence.
Peut-on acheter des fruits et du sucre quand on veut maigrir ?
Oui. La présence de sucre ne transforme pas automatiquement un aliment en graisse corporelle. Dans la méthode présentée ici, les glucides font partie de la structure énergétique. Ils sont intégrés à des repas cohérents, pas consommés toute la journée sans faim ni cadre.
Quels féculents choisir pour perdre du poids ?
Choisissez d’abord ceux que vous digérez : pommes de terre, riz blanc, racines, courges et éventuellement pain au levain. La quantité et le contexte du repas comptent davantage que l’étiquette « complet ».
Comment faire des courses équilibrées avec un petit budget ?
Utilisez les pommes de terre, le riz, les œufs, le lait, le fromage blanc, les fruits de saison, les légumes surgelés, le foie, les morceaux à mijoter et le poisson blanc surgelé. Préparez davantage de portions pour éviter le gaspillage et les achats d’urgence.
Faut-il supprimer les biscuits, le chocolat et les sodas ?
Non. Il faut arrêter de les laisser diriger toute la semaine. Choisissez les plaisirs qui comptent vraiment, achetez une quantité cohérente et mangez-les sans déclencher trois jours de punition alimentaire. Le plaisir assumé coûte moins cher que le cycle restriction-craquage.
Quels repas préparer avec cette liste de courses ?
Assemblez une protéine, un glucide digeste, un légume toléré et une graisse stable. Pour les collations, associez un fruit ou une compote à un produit laitier. Pour les exemples complets, utilisez l’article consacré aux menus.
Votre caddie doit vous aider à manger, pas à recommencer un régime
Une bonne liste de courses fournit du carburant, suffisamment de protéines, des aliments digestes, des minéraux et des solutions réalistes pour les journées normales. Elle réduit surtout les huiles de graines cachées, les faux produits minceur et les aliments que vous achetez uniquement pour avoir l’impression d’être sérieuse.
Vous n’avez pas besoin d’un caddie parfait. Vous avez besoin d’un caddie utilisable. Un caddie dans lequel il y a des fruits, des œufs, du lait ou du fromage, du poisson, de la viande, des pommes de terre, du riz, des légumes, du beurre, un plat de secours et quelque chose que vous mangez simplement parce que vous l’aimez.
La liste remplit vos placards. Le guide gratuit situé juste en dessous vous montre ensuite comment composer vos repas, adapter vos quantités et transformer ces aliments en véritable rééquilibrage alimentaire.
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La solution faire le marché ds les grandes villes il y a des marchés tous les jours ou des halles, et utiliser l ardoise quand il manque un produit ds le placard ,faire ses courses en fonction uniquement des besoins, vous verrez que vous n aurez pas besoin de caddie un panier suffit. Ce constat a été fait mais il faut du temps ce que roule monde n a pas
Françoise
Faire les courses au drive, on ajoute au panier que les aliments listés, pas de distraction.
Par contre manger avant reste primordial, même en ligne 🙂